Les aventures surréalistes de Billy-Bob le rhinocéros
Volume III
(Juillet 2014)
Le phonogramme provenant d'une pictographie griphonnée vagabondesque telle un grafiti graffigné d'un soulier noir et blanc entouré délicatement d'un cadre d'argent était de peu d'intérêt, à un tel point que nous vous recommandons de survoler ce détail. La décision revient à ceux qui initient l'ecchymose. Billy-Bob hurlaghabnoiait.
Baissez vos attentes. Plus bas. Plus bas encore. Voilà, c'est bien.
Vous vous demandez probablement ce qui distinguait Billy-Bob des autres rhinocéros à ce stade-ci de l'histoire, deux volets plus loin. Métaphysiquement ensavané, notre ami rocambolesque avait appris de ses expériences passées. La question fut fort pertinente jadis, mais plus maintenant. Constantinople avait de quoi craindre sa peur, car, non, voyez-vous, Billy-Bob possédait une ambition. Billy-Bob souhaitait réécrire l'histoire. Son histoire. Notre histoire. Toute la patente du cosmos au grand complet, du swing à la folie à quatre coudes. Et ce fut ce qu'il fit, car il le fallait follement, et ce malgré les stéréotypes de l'éprouvante époque épique qui prenait place direction cramoisi, passé la fourche désertée. Mai s'installait à peine et déjà l'hiver lui faisait faire les cent pas.
Enfin, en vain, il parvint a vaincre le vin divin en l'appelant Vincent (stratégie commune de camouflage employée par l'État, progressiste, je dirais même plus, progressivement pyrogué). Billy-Bob se remémora un bref instant ses cours de kick boxing cardio-oxygène "be prepared" v2.4.15 crane-tiger-timber-wolf extrême, puis arrêta d'y penser.
"Prends-toi en main, Billy-Bob!" Il s'agissait de Jean-Claude, son destin. "", respira Billy-Bob. "Cela est mon nom véritable, dans une autre vie, j'eu répondu à cet éponyme épitaphe, il y a 3 chandeliers. Je fuis, donc j'y crois." Une musique dramatique aboyait quelque part, une direction. On aurait cru voir un gorille passer par là. Mais il est possible que notre ouïe nous joue des tours.
À nouveau, le calme trembla. Le sol fut rompu. En sortit des horreurs masquées titubant sous le poids de l'angoisse satinée, de la crainte fourbue, des espoirs gâchés, des effronteries affirmées, de tout plein d'autres choses pertinentes. L'une d'elle grimpa sous la terre chaude de la savane, Catherine. Ce n'est pas ce qu'elle avait souhaité. L'ayant forcée à partir, on prit son camp. Après tout, Billy-Bob ne craint rien. Devant son dos figurait des marques effrayantes de cuivre fièvreusement assoiffé de vérité. Il n'en fut pas long d'attendre sa provenance qui vint aussitôt Timinou, le chocodaligator, tel un projectile assoiffé de sang, de l'ouest. Mais il faisait soleil ce jour-là dans la savane, et quiconque connait ces conditions pourra confirmer mes dires: il fallait partir immédiatement, sinon faire face au courrou du désert sacadé sans répis, véritable mercenaire, frôlant la frisure. S'ensuivirent des mélodies glauques, puis le calme, puis un autre petit coup de musique, et une pause, et un si de suite, et ainsi de suite.
Le combat interminable prit fin aussitôt. On entendit les oiseaux hênir. C'était terminé. Les gens rentraient chez eux, se félicitaient de leur bonne compagnie. Il faisait bon vivre. L'air sentait le jasmin, l'herbe le givre, tu portais une robe de thym. On aurait dit une fleur, tu étais si bien. Le monde sortait ses vennes oubliettes pour faire tarder ses voisins. Les fruits, les légumes. Tous ne manquèrent de rien.
"Merci Billy-Bob", dit quelqu'un quelque part. Ce dernier ferma les yeux, mais ne vit personne. Il bouillonnait d'une joie infinie, il explosait de joie. Les habitants durent s'en protéger. Une maison fut détruite. Pure causalité. Du haut de son trône, Billy-Bob broutait de l'herbe en silence, heureux, bien qu'incompris.