Les aventures surréalites de Billy-Bob le rhinoceros
Volume IV
(Juillet 2014. Cet épisode a été écrit sur le coup de la colère. Toutefois, ne voulant pas orienter cette colère vers les fidèles lecteurs de Billy-Bob, le cinquième chapitre est paru en même temps que le quatrième. Quelques lecteurs ont été très reconnaissant. Les autres n'ont rien remarqué!)

La descente aux enfers. Rien de moins. Plus on souhaitait posséder cette parcelle de vérité en se dépeçant de nos tracas, plus Billy-Bob savait que nous y attendrait un grand coup de massue animé d'une hargne sans borgne. Protecteur silencieux de la veuve et de l'orphelin, mais pas pour autant État providence, Billy-Bob observait son peuple mourir dans la déchéance, la tristesse et la rancoeur, sans mot.

Billy-Bob versa une seule larme. Le flot du destin en fut scellé. Impossible de revenir en arrière.

Le temps se figea. Tous les merveilleux personnages des Aventures surréalistes de Billy-Bob le rhinocéros cessèrent immédiatement de se mouvoir. Timinou, le chocodaligathor, comprit. L'espace d'un instant, le temps claqua d'aussi longtemps qu'on se souvienne. Billy-Bob se leva de son imposant siège, observa le cosmos, et compris ce qu'il fallait faire. D'une seule main, il souleva ce monde qui était jadis le sien, son univers, son royaume. Le fit tournoyer si furieusement que ce dernier en perdit ses couleurs, mais aussi en gagna de nouvelles. Bleu. Et vert.

"À bientôt", prononça Billy-Bob en lançant son royaume au plus profond des cieux. Après avoir observé ce dernier s'éloigner à tout jamais, Billy-Bob s'effondra. Privé de son royaume, il n'avait plus de raison d'être. Et son royaume, privé de son souverain, en fut d'autant plus déchiré, à un tel point qu'il se rompit en deux énormes hémisphères.

Il y avait sûrement une raison, mais quelle était-elle?

Dans un dernier soupir, Billy-Bob rodonblugastrobacatait Jean-Claude.

Les aventures surréalistes de Billy-Bob le rhinocéros
Volume V


"Il est de retour!", s'écria l'un. "Oui, oui! Bonjour Billy-Bob!", s'exclama l'deux. "Bienvenue chez toi, Billy-Bob", professa solennellement Catherine.

Billy-Bob regarda devant lui, silencieux. Non sans broutille, ni vagabondesque cacophonie. Sans présence insipide d'épis de Provence. Sans d'autant plus tarder qu'il le fut constater verbe complément direct grammaire, wow qu'est-ce que c'est que ce mot-là, bon d'accord, je fais semblant de lire ce texte, mais en vérité je ne sais pas lire. Je suis illettré. Car, oui. Billy-Bob avait effectivement sauvé le monde. Entier.

Un païen commun aurait pour son dire qu'une telle action ne pourrait prendre son pied et garantir son pouls parmi les concrétions de la réalité. Mais cet énergumène vivant un étage sous le nôtre, là où le plaisir se mesure à la quantité d'équations mathématiques qu'il nous est impossible de maîtriser, aurait tort ici. Et pourtant. Chèvre. Oui, Billy-Bob gisait bien inerte sur un sol dépecé de son grandissime royaume, il y a à peine quelques secondes, mais il s'agit là, et vous vous en doutiez bien, canailles, d'une simple fissure dans l'espace-temporelle de son histoire de la bonnième dimension. Trois ans plus tard, Billy-Bob du futur sentit en lui ce qu'il devait faire afin de catalyser le frein de la guillotine du destin. Il fit ce qu'il su bon de pourfaire: il devint son propre destin.

Capotez.

Armé de notre subcontinent, il voyagea à toute vitesse au lieu de sa mort, à l'endroit où sa population fut désertée et le courroux des auteurs mitraillant de mauvaises intentions. Il vint rejoindre Billy-Bob et lui dit:

"Billy-Bob. Je suis Jean-Claude. Ressaisis-toi."

Et Billy-Bob de répondre: "Oui. Qui es-tu."

Parfois, Billy-Bob agit en bouffon.

Et Billy-Bob vit son destin se mouvoir devant lui dans un flamenco effrêné effrayant effleurant l'effronterie. Car, vous comprenez, maintenant, Billy-Bob n'est jamais vraiment décédé. Il a toujours été et sera toujours la proue et le gouvernail de ce navire glauque invisible menant ce voyage auquel vous avez pris part malgré vous, pauvres, oh pauvres âmes. À. Oui, c'est une phrase surréaliste soulevant un certain doute. Mais soyez sans crainte.

Soudainefois, Paulo le lavabo sirotant un cerceau prit son pot, fit le beau, et devint ton berceau. Timinou, le fotomanipétard, explosa d'une joie sans fin. Du café? Bon! Enfin, l'aventure commence, tu as parcouru d'énormes embûches. Courage, l'intrigue tend à sa fin! Qui sait ce qu'elle réserve? Serions-nous témoins d'un énorme canular? Au loup, à l'aide! Venez à mon secours!

Qui est Billy-Bob? L'auriez-vous donc oublié?