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The Tao of Pooh and Te of Piglet

Auteur: Benjamin Hoff
Année de parution: 1982 (Tao of Pooh), 1992 (Te of Piglet), 2025 (cette édition combinée)
Éditeur: Farshore
Lien vers mes notes manuscrites numérisées
Je dois remercier mon ami Sven Tremblay qui m’a poussé pendant plusieurs années à lire ce livre. Depuis que j’ai commencé à faire des lectures plus sérieuses, en 2022, Sven m’a recommandé à plusieurs reprises de lire The Tao of Pooh par Benjamin Hoff. Dans ce livre, Hoff utilise les histoires de Winnie the Pooh comme métaphore afin d’expliquer le taoisme.
Ce livre contient en fait deux livres. D’abord The Tao of Pooh, écrit en 1982, puis The Te of Piglet, écrit en 1992.
The Tao of Pooh
Dans le Tao of Pooh, Hoff explique la philosophie du taoïsme de façon simple et approfondie, sans jamais vraiment se perdre dans les détails. C’est un livre que j’ai beaucoup apprécié et qui m’a fait du bien à lire. Hoff nous explique que Pooh, bien qu’il n’ait pas un très gros cerveau, parvient toujours à ses fins, même si les moyens qu’il utilise semblent parfois étranges ou inefficaces. Hoff illustre cela en faisant des liens avec les écrits de Confucius et Lao Tseu ainsi qu’en racontant des histoires tirées directement des livres originaux de Winnie the Pooh. Après avoir terminé On Writing Well, je constate à quel point les histoires originales de Pooh créées par A.A. Milne et E.H. Shepard étaient bien écrites et illustrées. De vrais bijoux! Par exemple, cette scène toute simple ne cesse de me faire sourire à chaque fois que j’y pense:
“Hallo, Eeyore!” said Pooh. “This is Tigger.”
“What is?” said Eeyore.
“This,” explained Pooh and Piglet together, and Tigger smiled his happiest smile and said nothing.
L’image de Tigrou, cet imbécile heureux, qui sourit béatement, plein de fierté d’être introduit à un nouvel ami, sans faire aucun effort de dire quelque chose lui-même, est profondément drôle pour moi.
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Une image particulière résume vraiment bien selon moi la sagesse du Tao of Pooh. Il s’agit de celle des trois goûteurs de vinaigre, une peinture du XVIe siècle:
Cette image est une allégorie qui présente les trois grands courants de pensée de la Chine ancienne (bouddhisme, confucianisme, taoïsme) et montre comment leur conception de la vie impacte leur appréciation de celle-ci.
Bouddha goûte le vinaigre et le trouve aigre, ce qui reflète la conception bouddhiste de la vie — selon laquelle celle-ci est remplie de souffrances et de douleurs causées par un attachement excessif aux choses matérielles ;
Confucius goûte le vinaigre et le trouve tourné, ce qui reflète la doctrine confucianiste qui postule que les êtres humains ont besoin de règles pour ne pas sombrer dans le désordre ;
Lao Tseu goûte le vinaigre et le trouve doux, ce qui reflète la doctrine taoïste selon laquelle la vie est douce lorsqu’elle est à son état de nature.
(Source: Wikipedia)
Je ne connaissais pas cette image auparavant. Je trouve qu’elle résume vraiment bien la nouvelle attitude que je me pratique à développer au quotidien, soit celle d’apprécier les bonnes choses ainsi que les choses qui me font moins plaisir, parce qu’elles sont des opportunités de découvrir les bonnes choses qui vivent en moi. Au lieu d’avoir peur du goût du vinaigre, pourquoi ne pas découvrir la bonne façon d’y goûter? Cela fait à nouveau écho à ce que j’écrivais à propos d’On Writing Well quand je racontais mon combat pour réussir à manger une tomate sans broncher.
(p. 38) From the Taoist point of view, sourness and bitterness come from the interfering and unappreciative mind. Life itself, when understood and utilized for what it is, is sweet.
⁂
Il y a une autre histoire taoïste qui m’a beaucoup plu. Celle-ci, je la connaissais déjà. Elle m’a été racontée par Mathieu, mon gestionnaire chez Nesto, dans un 1:1 entre nous deux pendant ma période difficile d’extension de probation. Je l’avais bien aimée à l’époque, et je l’aime encore aujourd’hui. Je me demande si c’est ici que Mathieu l’a découverte. L’histoire vise à nous faire comprendre que le bon et le mauvais n’existent pas vraiment, sauf dans la perception de celui qui tente de juger la réalité.
Je la conserve précieusement ici.
Story from Huai-nan-tse
An old man and his son lived in an abandoned fortress on the side of a hill. Their only possession of value was a horse.
One day, the horse ran away. The neighbors came by to offer sympathy. “That’s really bad!” they said. “How do you know?” asked the old man.
The next day, the horse returned, bringing with it several wild horses. The old man and his son shut them all inside the gate. The neighbors hurried over. “That’s really good!” they said. “How do you know?” asked the old man.
The following day, the son tried riding one of the wild horses, fell off, and broke his leg. The neighbors came around as soon as they heard the news. “That’s really bad!” they said. “How do you know?” asked the old man.
The day after that, the army came through, forcing the local young men into service to fight a faraway battle against the northern barbarians. Many of them would never return. But the son couldn’t go, because he’d broken his leg.
⁂
Une de mes sections préférées du Tao of Pooh est quand l’auteur explique le concept du Wu Wei, une approche taoïste pour résoudre les problèmes en limitant la perte d’énergie. J’avais déjà entendu parler de ce concept, mais jamais avec une image aussi claire que celle présentée par l’auteur. Voyez, le Wu Wei se traduit littéralement par «non-action», ce qui pourrait être perçu comme un manque de combativité dans la culture où j’ai grandi. Or, il ne s’agit pas d’une non-action pleine d’amertume, mais plutôt d’une façon d’absorber l’énergie de son adversaire. Voyez comment Hoff l’explique:
(p. 100) The Wu Wei approach to conflict-solving can be seen in the practice of the Taoist martial art T’ai Chi Ch’üan, the basic idea of which is to wear the opponent out either by sending his energy back at him or by deflecting it away, in order to weaken his power, balance, and position-for-defense. Never is force opposed with force; instead, it is overcome with yielding.
(p. 101) The Wu Wei principle underlying T’ai Chi Ch’üan can be understood by striking at a piece of cork floating in water. The harder you hit it, the more it yields; the more it yields, the harder it bounces back. Without expending energy, the cork can easily wear you out.
J’adore cette image du bouchon qui flotte sur l’eau. Le bouchon n’a aucune énergie, ne se débat pas, se laisse faire. Je pourrais le pousser jusqu’au fond de l’eau avec mes mains, et il ne ferait que remonter à la surface. Or, éventuellement, j’en aurai marre de répéter cet exercice, et donc je cesserai ce manège. Le bouchon aura donc gagné le «combat».
Cet exemple me fait beaucoup réfléchir. Comment pourrais-je l’appliquer dans ma vie? Quels sont les moments où je déploie plus d’énergie que nécessaire? Comment pourrais-je drainer l’énergie de ce qui m’oppose en préservant la mienne? C’est une façon de développer une perspective nouvelle pour résoudre toutes sortes de problèmes. J’aime.
The Te of Piglet
Le Tao of Pooh était un joli petit livre sans prétention qui a fait sensation dans la sphère du bien-être de l’époque. Évidemment, on a demandé à l’auteur d’écrire une suite qui approfondit le concept. C’était naturel d’y penser; le premier livre mettait l’accent surtout sur Winnie l’ourson, alors qu’il restait plein de personnages sur qui l’auteur pouvait se pencher. Que pensait-il de Porcinet, le fidèle compagnon de Winnie? C’est ainsi que The Te of Piglet est né. L’auteur continue de parler de taoïsme en expliquant comment Porcinet incarne le Te, un autre concept de philosophie chinoise.
Il faut se souvenir que Porcinet est un personnage très peureux, qui justifie sa peur par le fait qu’il est un «très petit animal». Or, ce que l’auteur fait remarquer, c’est que Porcinet est le seul personnage de l’univers de Winnie the Pooh qui en ressort grandi, moins peureux. C’est cet angle qu’il aborde dans le Te of Piglet. Et cela me rappelle quelque chose que Sven m’a dit à un moment clé dans mon développement personnel, que je n’oublierai jamais. Il l’a exprimé à l’aide d’images:
Cela peut paraître bizarre, mais j’ai reçu ce message inattendu comme un trophée. Sven a toujours été le Winnie the Pooh dans ma vie. Quelqu’un qui arrive à ses fins sans se prendre la tête, souvent en prenant le dernier chemin que j’aurais cru efficace. Et je ressens que j’ai été le Porcinet de sa vie, celui qui au départ était totalement crispé par ses peurs. (Vous auriez dû voir dans quel état j’étais en 2016 quand il m’a annoncé qu’il serait en retard pour nous amener à Toronto pour un voyage entre amis. J’ai honte quand j’y repense.) Avec le temps, j’ai pris confiance en moi grâce à l’aide de mon entourage et de mes lectures, et Sven, même s’il vivait à plusieurs heures de route de chez moi, a constaté un changement. Cela m’a énormément touché, car il n’était pas le genre de personne qui me dirait des choses gentilles simplement pour me faire plaisir. Sven a toujours été franc avec moi, et quand j’ai senti qu’il a perçu un changement en moi, j’ai été touché. Il mettait des mots sur quelque chose que je ressentait réellement. Ça fait énormément de bien de se sentir vu.
J’étais donc très embarqué dans le concept du Te of Piglet et mes attentes étaient très hautes. Or, je ne sais pas ce qui est arrivé à Hoff depuis sa publication du Tao of Pooh, mais j’ai trouvé le ton différent. Plus aigre, moins concentré, moins raffiné. C’est comme si j’apprenais à vraiment connaître l’auteur et que j’apprenais que je devais commencer à filtrer ses propos. Il y a des choses qu’il dit (souvent rapportées des anciens philosophes chinois) que je trouve géniales. Il y en a d’autres que je trouvais moins intéressantes. Sa critique de la science moderne, sa tirade contre les féministes qui «poussent les choses trop loin», ses pointes contre l’utilisation des micro-ondes, son long apparthé sur la politique américaine… Parfois, j’avais l’impression qu’il avait perdu le focus de son livre et a peut-être tenté d’adresser trop de sujets d’un coup. Le Te of Piglet m’a refroidi un peu.
Un des passages où j’ai trouvé qu’Hoff est vraiment passé devant une belle opportunité est dans ce passage où il décrit toutes les inventions faites par les Chinois (entre autres après nous avoir fait un sermon comme quoi la Technologie était la source de nos malheurs—se contredit-il?). J’étais surpris de voir qu’il n’a pas mentionné le jeu de Go, un pillier de la philosophie taoïste et l’un des jeux les plus anciens qui se joue encore de façon compétitive à ce jour. Oui, peut-être bien que le but de ce passage était de montrer des inventions qui permettent de faire des choses, mais ça m’a simplement donné l’impression que l’auteur n’était pas familier avec le jeu de Go et ça, je refuse de le croire, lui qui semble être pâmé devant toutes les avancées réalisées en Chine. Je suis d’accord, l’apport de la Chine pour le monde est formidable! Mais alors, je me demande bien comment Hoff choisit les sujets qu’il traite dans son livre. Pour utiliser un terme anglais, je trouvais son approche scattershot. Cela me rappelait le conseil que donnait Lee Gutkind dans You Can’t Make This Stuff Up:
Being opinionated can alienate readers. Sometimes, to make a point, a lighter touch can be effective. People who are free to make up their own minds often believe with more fervor and conviction.
⁂
Je suis donc un peu mitigé dans mon avis sur ce livre. Il s’agit en fait de deux livres, ce qui rend la chose compliquée. The Tao of Pooh est une recommandation facile pour moi, surtout pour les plus jeunes qui souhaitent s’initier à la philosophie. C’est simple, c’est efficace, et c’est très agréable à lire. Je lui donnerais un pouce facile. 👍🏻
Pour ce qui est du Te of Piglet, il permet véritablement d’approfondir les concepts et d’aller plus loin, mais je l’ai trouvé trop long pour son propre bien. J’aurais moins tendance à le recommander, même s’il a de la valeur. Je crois qu’il est destiné à un public plus averti. Donc pour lui, j’aurais tendance à mettre un pouce vers le bas. 👎🏻
Pour ce qui est de Hoff en tant qu’auteur, je ne sais pas trop quoi penser de lui. Il me semble être tout un personnage. Ce n’est pas tout d’écrire un livre qui rassemble le taoïsme et Winnie the Pooh; encore faut-il réussir à convaincre les détenteurs des droits de Winnie the Pooh que c’est une bonne idée, et ce, cinq ans à peine après le lancement de The Many Adventures of Winnie the Pooh en 1977 par Walt Disney, un classique intemporel qui à ce jour possède une note parfaite de 100% sur le site Rotten Tomatoes.
Qui est Benjamin Hoff?
Hoff ne semble pas avoir de formation particulière qui fait de lui l’expert du domaine du taoïsme. Il a simplement écrit sur le sujet et a trouvé un succès aussi monstre qu’inattendu. J’aime croire que c’est quelqu’un de passionné mais aussi parfaitement ordinaire qui a développé le courage de s’exprimer sans peur des répercussions. Quelqu’un qui a des opinions, parfois contradictoires, et qui ne s’inquiète pas de cela, car sa vie est parfaitement cohérente avec ses valeurs. Sur sa page Wikipedia en anglais, on peut lire: “In 2006, [Hoff] denounced the publishing industry and announced his resignation from book-writing.” Que s’est-il donc passé?
Il y a quand même cette réflexion qu’il partage vers la fin du Te of Piglet que je vais garder précieusement en tête alors que je finis l’écriture de mon manuscrit pour Apprendre sans anxiété. Peut-être qu’elle explique la source des critiques que j’ai formulées contre son livre, mais elle m’offre aussi une façon différente de voir mon processus d’écriture:
(p. 374) “I’m not writing this book. That would be Struggle and Difficulty. Instead, I’m letting the book write itself, through me. That’s Fun and Excitement. It flows along, and I follow as best I can. Day by day, wherever I go, things come to me and I include them in these pages.”
💡 Idée nouvelle
(p. 160) In the forty-eighth chapter of the Tao Te Ching, Lao-tse wrote, “To attain knowledge, add things every day. To attain wisdom, remove things every day.”
Cette phrase était aussi dans Unlearn, mais je ne me souvenais pas qu’elle était associée au Tao Te Ching. Peut-être que j’étais encore mauvais pour citer mes sources au moment où j’ai lu ce livre.
Ah ben, j’ai retrouvé la phrase originale:
As Chinese philosopher Lao Tzu said, “To attain knowledge, add things every day. To attain wisdom, remove things every day.” These words are just as true today as they were 1,500 years ago.
Barry O’Reilly, Unlearn
J’avais donc effectivement mis de côté ce détail que la phrase ne venait pas d’O’Reilly, mais bien de Lao Tzu (ou Lao-tse? Pourquoi les auteurs ne sont-ils pas d’accord sur l’écriture de son nom?). Je vais donc cesser d’associer cette phrase avec Unlearn et dorénavant l’associer avec le taoïsme. Je me sens un peu plus sage!
📚 Vocabulaire
- thimble (p. 232): a hard, usually pitted cup worn for protection on the finger that pushes the needle in sewing
- trifling (p. 236): of little worth or importance; trivial
- affable (p. 237): being pleasant and at ease in talking to others
- debonair (p. 237): suave, urbane, lighthearted, nonchalant
- quail (p. 242): any of numerous small gallinaceous birds.
⭐ Citations étoiles
The Tao of Pooh
The How of Pooh?
- (p. 16) To Lao-tse, the world [is] a teacher of valuable lessons.
- (p. 38) From the Taoist point of view, sourness and biutterness come from the interfering and unappreciative mind. Life itself, when understood and utilizes for what it is, is sweet.
The Tao of Who?
- (p. 24) Simpleminded does not necessarily mean stupid.
- (p. 32) Life is Fun.
- (p. 32) 💭 It is an ability to enjoy the simple and the quiet, the natural and the plain. Along with that comes the ability to do things spontaneously and have them work, odd as that may appear to others at times.
Cottleston Pie
- (p. 52) [Something] is useless to you only because you want to make it into something else and do not use it in its proper way.
- (p. 55) ⭐ The wise know their limitations; the foolish do not.
- (p. 60) Those who know what’s wrong with them and take care of themselves accordingly will tend to live a lot longer than those who consider themselves perfectly healthy and neglect their weaknesses.
- (p. 60) A Weakness of some sort can do you a big favor, if you acknowledge that it’s there.
The Pooh Way
- (p. 88) The surest way to become Tense, Awkward, and Confused is to develop a mind that tries too hard—one that thinks too much.
Bisy Backson
- (p. 117) Real progress involves growing and developing, which involves changing inside.
- (p. 121) You can’t save time. You can only spend it. But you can spend it wisely or foolishly.
- (p. 124) Enjoyment of the process is the secret that erases the myths of the Great Reward and Saving Time.
That Sort of Bear
- (p. 136) More often than not, the things we need are there already; all we have to do is make use of them.
- (p. 140) “From caring comes courage” (source: the 67th chapter of the Tao Te Ching). We might add that from it also comes wisdom.
- (p. 140) Those who have no compassion have no wisdom.
Nowhere and Nothing
- (p. 159) ⭐ Many people are afraid of Emptiness, however, because it reminds them of Loneliness. Everything has to be filled in, it seems—appointment books, hillsides, vacant lots—but when all the spaces are filled, the Loneliness really begins.
- (p. 160) In the forty-eighth chapter of the Tao Te Ching, Lao-tse wrote, “To attain knowledge, add things every day. To attain wisdom, remove things every day.”
- (p. 163) The wise are Children Who Know.
The Now of Pooh
Backword
The Te of Piglet
The—What Was That Again?—of Piglet
Very Small Animal
The Eeyore Effect
- (p. 233) Eeyores are Realists, they say. But reality is what one makes it. And the more negative reality one nurtures and creates, the more of it one has. Eeyores see only what they want to. […] The Eeyore Effect makes a great many people believe that they are powerless. And because they believe they’re powerless, they are.
- (p. 239) Heroes are heroic because they, despite their weaknesses—and sometimes because of them—do great things.
- (p. 241) Whatever you do, [critics] can do it better even though they can’t do it as well as you can. And since they can’t do it as well as you, it shouldn’t be particularly surprising if they don’t accurately judge it.
The Tigger Tendency
- (p. 262) “Some people never learn anything because they understand everything too quickly.” —Alexander Pope
- (p. 269) ⭐ “When one’s will is not distracted, one’s power is increased.” —K’ung Fu-tse
Things As They Might Be
- (p. 282) To the Taoist, unhappiness is the result of being guided by illusions—such as the mistaken belief that man is something separate from the natural world.
- (p. 282) Piglets, living in feat of What’s Coming Next, What Can Go Wrong, What If I Do Something Foolish and such, cannot enjoy and make the most of the present moment. Later, they look back and realize that they didn’t live it. And that realization makes them feel more inadequate than they already did.
- (p. 299) [We live in an] Abstract Value Society—one in which things are not appreciated for what they are so much as for what they represent.
Things As They Are
- (p. 326) “Honor all under heaven as your body.” —Lao-tse
- (p. 340) People who don’t see situations for what they are often struggle against difficulties that aren’t there and create difficulties in the process.
- (p. 341) In solving problems, one needs to know if they are problems. Is what appears at first to be bad truly bad?
- (p. 344) “It is when the ice and snow are on them that we see the strength of the cypress and the pine. I am grateful for this trouble around me, because it gives me an opportunity to realize how fortunate I am.” —K’ung Fu-tse
The Upright Heart
- (p. 356) As Lao-tse wrote, “The skilled walker leaves no tracks” — he is sensitive to (and therefore respectful toward) his surroundings and works with the natural laws that govern them. Like a chameleon, he blends in with What’s There. And he does this through the awareness that comes from reducing the Ego to nothing.
- (p. 357) The contented man can be happy with what appears to be useless. […] Wherever he goes, whatever he does, he can be happy—he knows when to stop.
- (p. 373) “How can I become Bigger? How can I become Tall? When will I stop feeling weak, and When will I stop feeling small?” […] That attitude won’t do you any good. If you keep repeating that sort of thought, you’ll just convince yourself that you’re powerless.
- (p. 374) ⭐ The next time a What If starts badgering you, look it straight in the eyes and ask it, “All right, what’s the very worst that could happen?” You’ll find there always will be something. Then you’ll see that you can have power in any situation. And when you realize that, the fears will go away.
- (p. 377) Treat gain and loss as the same.
The Day of Piglet
- (p. 390) From compassion comes courage. From economy comes the means to be generous. From humility comes responsible leadership.
- (p. 403) If others throw bricks at you, build a house. If they throw tomatoes, start a vegetable stand. You can often change a situation simply by changing your attitude toward it.
- (p. 409) At some level, the mind accepts and retains repeated statements and beliefs as the truth, even though they may be far from it.
- (p. 416) “I am good to those who are good. I am good to those who are not good. And so all attain goodness. I am sincere to the sincere. I am sincere to the insincere. And so all attain sincerity.” (Lao-tse, Tao Te Ching)
- (p. 416) “To rejoice over victory by violence is to rejoice over slaughter. He who rejoices over slaughter cannot unite all within the empire. The wise ruler sees a military triumph as a funeral.” (Lao-tse, Tao Te Ching
- (p. 416) The violent die violently.
- (p. 416) Yield and prevail.
- (p. 418) ⭐ Something taken to its extreme turns into its opposite.